L'année où la fin du monde n'aura pas eu lieu...

Je ne sais pas vous, mais pour moi, les fins d'années sont toujours l'occasion de faire le bilan... Déformation professionnelle très probablement, croisée avec une faculté innée et irrépressible de toujours se poser des questions telles que "qui suis je ?" "où suis je ?" et dans quelle étagère...

Cette année, je n'aurais pas été bien bavarde sur ce bout de toile... Pourtant, je n'ai pas eu l'occasion de m'ennuyer, et l'année est passée bien vite, au rythme de rebondissements divers et variés. Aussi je vous propose une petite rétrospective en images :

Janvier... L'année s'annonçait tranquille, sans aucune résolution ni autre ambition que de se laisser porter par le courant. Tao avait bien envisagé de se mettre enfin à l'informatique, mais ses efforts se sont rapidement révélés vains...


Janvier, l'époque de l'été et des balades sur la plage au coucher du soleil...



... et l'appartement qui doucement se meublait et se décorait, grâce aux incitations de mon homme, et pour le plus grand bonheur de mon chat qui découvrait tout l'intérêt des rideaux.


Temps maussade en février, mais ce n'est pas ça qui allait empêcher Tao de faire la sieste sur la terrasse...


... ni même nous-même d'aller fêter l'anniversaire d'Ombline et le mien sur la plage alors qu'une menace de dépression rôdait dans les parages !


Et le mois se termina par une randonnée mémorable à Mafate !


Je dois dire que je ne sais plus trop ce qui s'est passé en mars... A cette époque, nous passions notre temps en aller retour entre Saint Denis et le Tampon, ma voiture accumulant les kilomètres. Le chat, quant à lui, demeurait égal à lui même, gardien de la maison.


Qui a dit "Avril ne te découvre pas d'un fil" ? Proverbe peu adapté à mon quatrième mois de cette année, durant lequel je fus baptisée du solo de danse orientale ! Une petite aventure bien sympa avec mes amies danseuses et de laquelle je garde un souvenir mémorable.


Le mois de mai fut celui de mon cher et tendre qui, après s'être offert une nouvelle bécane, a passé victorieusement le cap de la trentaine.


Ce fut l'occasion d'une belle journée ensoleillée !



En juin, nous avons entrepris de grands projets de réaménagement du salon avec un seul mot d'ordre : vive la récup', vivent les palettes ! Tout le monde s'y est mis, même Tao, qui a apporté sa contribution en tant que testeur averti de coussins...


Nous avons commencé à prendre pour habitude de partir en promenade dominicale, non pas à bicyclette, mais à moto (c'est moins fatigant ;) !), profitant de l'air fraîchissant et du soleil toujours généreux de la saison changeante.


Juillet... Nous sommes toujours dans nos recherches d'aménagement optimal de l'appartement devenu notre chez nous. Les enfants sont venus en vacances, ils nous ont fait une proposition de cabane qui, ne passant malheureusement pas la nuit, se verra abandonnée, malgré l'aspect innovant et original de ce projet prometteur.


Ces mois d'hiver austral furent longs pour moi, ma vie professionnelle y ayant connu des aléas pénibles. En août, le nez dans le guidon, j'attendais que cela passe, et me ressourçais à la maison.


Du coup, en septembre, je dois dire que je n'en pouvais plus !


Heureusement, les sorties à la plage permettent de se refaire une santé... mais ce n'est pas franchement pratique quand on est motards !


Nous y avions travaillé pendant toute une année, et nous y sommes arrivées : le 27 octobre 2012, nous avons investi la scène du théâtre de Champ Fleuri pour une unique représentation du spectacle de danse orientale imaginé et mis en scène par notre professeur ! Mais je reviendrai là-dessus très prochainement sur ce blog...


En novembre, ce fut le plaisir de recevoir et de partager de bons moments avec Max et Soso, venus en voyage de noces sur l'île.


Et à la fin du mois, ce fut à mon tour de m'envoler pour des vacances éclair en Europe, pour revoir la famille et me remémorer ce à quoi ressemblaient le froid et la métropole en automne ^^; !


... et ce pendant que c'était la grosse crise de nerf à la maison !


De retour en décembre, j'ai découvert un fruit passionnant qui m'a poussée à des expériences botanistiques pour le moment classées sans suite, mais je garde espoir... Ainsi, entre les boutures de bougainvillier (qui tiennent plus de la branche morte plantée dans un pot de terre) et les germinations de cerisiers du Brésil (à ce jour toujours au stade de noyau qui ne va pas tarder à pourrir), j'ai espoir d'avoir un jardin vraiment original sur ma terrasse en 2013 :D !


Enfin, l'année s'est royalement terminée par les retrouvailles avec mes collègues chanteurs pour deux concerts de chants de Noël. En 2012, j'ai donné plus de place à la danse qu'au chant, ayant quelque peu perdu ma voix pour des raisons émotionnelles. Si j'ai une résolution à me fixer pour la nouvelle année, c'est bien de revenir sur la bonne voi(e/x) ;) !


2013 s'annonce déjà bien mouvementée avec de nombreux projets à mener, dans tous les domaines. Un seul cependant dans l'appartement ne changera strictement rien à son programme et ses habitudes...

Bonne année DUMILE Treize !!


Dans le ciel de Saint Denis la nuit du 1er janvier résonnaient pétards, explosaient feux d'artifice et s'élevaient lanternes chinoises avec leurs lots de souhaits et de prières : que 2013 soit pour vous tous aussi lumineuse, colorée, joyeuse et insouciante que le ciel de ce soir là, et qu'elle comble vos espérances ! BONNE ANNÉE !!


Je ne peux m'empêcher de débuter ce tout premier post de nouvelle année avec ce jeu de mots repris partout sur l'île depuis que nous avons appris la menace de ce système dépressionnaire qui nous fonçait droit dessus... Le Swaziland a eu une riche idée de proposer ce nom là dans la liste des cyclones de la saison 2012 -2013 !

Samedi dernier, c'était soirée chez la cousine, pour fêter la fin de 2012 en beauté et se réjouir de la non fin du monde. Le lendemain au réveil, la nouvelle est tombée qu'un cyclone voulait s'inviter sur l'île pour fêter la nouvelle année, histoire de tenir compagnie aux quelques 30 000 personnes attendues sur les plages de l'Hermitage pour la Saint Sylvestre... Le réveillon ne s'est cependant déroulé qu'en pré-alerte cyclonique, et c'est hier mercredi que nous sommes passés en alerte orange.

Durant tout le début de semaine, ce fut l'excitation des préparatifs, les provisions de boites de conserves, de bougies, de packs d'eau, la check list de tout ce qui nous fallait et fallait faire pour passer sereinement les prochains jours de mauvais temps... J'avais l'impression de remplir un bunker pour tenir un siège de plusieurs semaines, comme pour une épreuve de survie en conditions extrêmes ! Et également de passer à côté de l'essentiel... Ce qui n'a pas loupé lorsque le jour J nous nous sommes aperçus que nous n'avions ni réchaud a gaz ou pile en cas de coupure d'électricité, et que la moto n'avait aucun abri convenable en cas de grosses bourrasques... Mais bon, passons... C'était mon premier cyclone à la Réunion, je ne pouvais pas être au top (^_^; !


Toute la terrasse fut vidée, le salon se remplissant à l'inverse par jeu de vases communicants. Les plantes les plus fragiles eurent une place de choix pour admirer le passage de Dumile au premier rang... Et le chat fut confiné a son plus grand dam. Ce fut un moment assez bizarre de calme avant la tempête et d'attente incertaine quant au passage et à l'intensité de notre épée de Damoclès.


Tao faisant le piquet devant sa "chatière" : Laissez moi sortir (O_O) !

Ce matin, j'étais encore dans l'incertitude sur la mise en place de l'alerte rouge, ne sachant trop à partir de quand nous devions rester enfermés et donc si je devais ou non me rendre sur mon lieu de travail. Après avoir remué Internet et contacts téléphoniques, causant malgré moi certains réveils prématurés, je me suis branchée sur Réunion Première et ai fait ce que tout le monde fait pendant un cyclone : attendre et se tenir informé.


Mais ce que nous pouvions alors observer au travers de la fenêtre était loin d'être impressionnant ou inquiétant. Le vent soufflait, une pluie généreuse tombait, mais nul grand tourment ne s'abattait sur le quartier de la Trinité à Saint Denis.



Ainsi, ce fut une journée plutôt morne. Heureusement, nous n'avons eu ni coupure d'électricité, ni rupture d'alimentation en eau. Le point positif que j'ai pu trouver au passage d'un cyclone est qu'il m'a permis de m'adonner à des activités que je délaisse souvent, telles que le ménage, la vaisselle (et quel effroi de constater que par ennui il est possible de trouver du plaisir à de pareilles occupations !), ou encore la publication d'un post sur mon blog ;) ! J'ai pu aussi préparer mes rhums arrangés pour la fin d'année : des rhums cycloniques, ça va faire tourner des têtes !!

En fin de journée, l'absence de vent et de pluies nous a poussé dehors, fatigués d’être enfermés dans l'appartement humide et avides d'air frais.Déformation professionnelle oblige, je me suis précipitée pour voir la ravine d'à côté, et constata, un peu déçue, qu'elle ne coulait que timidement pour un après cyclone. Le parc n'avait pas l'air d'avoir souffert de la tempête et aucun dégât n'était visible.


Même les martins étaient heureux de pouvoir quitter un peu le nid !


L'alerte rouge vient d’être levée. Demain très certainement, les autorités feront le bilan du passage de Dumile, et tout retournera à la normale. Pour nous cela n'aura pas été une expérience traumatisante, et ce cyclone fut clément pour notre toit. Nous avons bien hiberné pendant 24h, et voilà, maintenant, le plus dur va être de sortir de notre torpeur pour reprendre une activité normale ! A'tchao bon week end ;) !


Pfff La vie est vraiment trop injuste pour nous les chats !

Cilaos, on y revient toujours

Hop ! Un week-end de troc du chat pour des fleurs... ;o)

Il y a des matins comme ça où je me réveille avec des subites envies compulsives. Quand cela reste de l'ordre du "je veux du chocolat" ou "je vais ranger la case c'est Tchernobyl ici", ça va... Mais quand c'est "je veux aller à Cilaos", là, c'est plus problématique !

Cilaos est un des trois cirques de l'île. La commune fut fondée par des esclaves fuyant leur condition et je trouve l'accès à la mesure de sa tragique histoire. La route est tortueuse, se fraie péniblement un chemin en serpentant sur de hauts remparts abrupts et noirs, et à chaque moment la menace d'une chute de galets pèse sur le voyageur telle l'épée sur Damoclès. Si cette route est ainsi au 21ème siècle  je n'ose imaginer ce que pouvait être le périple au 19ème, alors qu'elle n'était même pas tracée !

Cela faisait un long moment que je n'y étais pas allée. La dernière fois, c'était pour le boulot, en plus, avec un aller retour dans la journée sur la route de la mort aux 10 000 virages... J'avais besoin de m'aérer la tête et rien de tel qu'un tour en montagne pour se rafraîchir les neurones ! Hors de question cependant d'y aller en moto. Et, quitte à prendre la voiture, nous avons embarqué mère et grand mère dans notre expédition.

Pause sur la route qui tourne vraiment trop ^^;

Les Trois Salazes depuis Cilaos, sous la Lune

Le temps était étonnamment magnifique. Je voulais partir sur le sentier de la cascade Bras Rouge en passant par les anciens thermes, mais nous n’eûmes PA et moi pas le courage de nous lancer dans une longue marche en raison du mal de coeur provoqué par l'heure de trajet en voiture. Et puis je trouvais plus sympa de rester tous en groupe pour monter jusqu'à la Roche Merveilleuse, afin d'aller admirer le panorama sur le cirque depuis ce beau point de vue. Le Piton des Neiges était complètement dégagé et un ciel bleu azur coiffait le cirque. Un vent frais nous protégeait de la morsure du Soleil et l'air était délicieux.


Vue sur le Piton des Neiges à travers la forêt

 

 Les chênes de Cilaos (si, si, des vrais de vrais, tout comme en métropole !)

Méditation sur le sentier

 

Pour le rocher des merveilles, follow the Tec Tec

Point de vue sur Cilaos depuis la Roche Merveilleuse


De retour en ville, nous sommes allés déjeuner dans un restaurant conseillé par plusieurs collègues, le Sentier, au niveau de l'église. Une bonne adresse en effet, leur rougail saucisse est excellent, et peu importe la route vomitive du retour qui nous attend ^^; !

Le voyage n'aurait pu être complet sans une dégustation de lentilles, production locale.

 Cilaos, village de montagne, mais avec des palmiers !

Cilaos est un endroit vraiment époustouflant. L'endroit me rappelle les vacances hivernales familiales au Mont Dore au pied du Puits de Sancy en Auvergne. Il y a en commun une ambiance de station thermale combinée à un village d'altitude, la fraicheur de l'air, des batiments en bois... Mis a part qu'à Cilaos, il y a des palmiers ! Le temps y semble s'écouler différemment, le calme et la sérénité y règne. La prochaine fois il faudra vraiment que nous y restions au moins une nuit pour pouvoir pleinement nous imprégner du lieu...

Sur le chemin du retour, nous nous sommes arrêtés au Cap la Houssaye. Combien de fois suis je passée devant sans même prendre le temps d'aller visiter l'endroit ! Le spot est très prisé par des plongeurs fous. Cependant, en cette période de menaces de requins, je pense que les ardeurs des plus téméraires sont calmées à l'idée de trouver à la réception dans l'eau une gueule pleine de dents grande ouverte en guise de bienvenue !




Et le week end n'aurait été complet sans une visite à la cousine qui vient d'acheter sa case avec son chéri ! En plein travaux, ils nous ont fait visiter leur nouveau nid et le dimanche ainsi passa autour d'un riz cantonnais cuisiné maison...