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Chanter puis mourir... ou l'inverse...

Don't worry, be a cat

Me voici enfin en vacances... Je sors la tête de l'eau après des jours et des semaines de concentration sur plusieurs prestations assez prenantes qui m'ont pompées toute mon énergie. J'ai tenu bon et peux désormais me relâcher l'esprit tranquille, le devoir accompli.

"Lyrissimo" tout d'abord, il y a deux semaines de cela... Un spectacle auquel j'ai pris beaucoup de plaisir à participer, avec une ambiance très sympa et un public qui fut apparemment conquis. Bon, ce malgré des conditions un peu rudes, entre les loges improvisées au milieu des frigo et des pack de bières en arrière salle dans lesquelles il faisait une chaleur torride contrastant dangereusement avec la salle sur climatisée, malgré mes rouspétances à répétition auprès du patron... Pas top pour la voix. Du coup, en mauvaises conditions pour sortir mon Liu, Puccini a du se tortiller dans sa tombe, mais bon... c'est quand même passé en mode freestyle...


Elodie entourée de nos messieurs pour Voi Che Sapete des Noces de Figaro de Mozart


Ma Violette, ma libération, pour Addio Del Passato


Johanna et Elodie dans la Barcarolle des Contes d'Hoffmann d'Offenbach

Lakmé et Malika dans le Duo des Fleurs de Delibes


Carmen de Bizet en final : Toréador, en garde !


Le salut, le soulagement

Nos accompagnatrices au piano

Nous avons pu profiter ensuite du repas ! Enfin... ou pas... les spectacles, ça m'a toujours coupé l'appétit... J'ai donc navigué d'une table à l'autre pour discuter avec les amis présents dans le public, recueillir les impressions, et relâcher la pression.

C'aurait pu finir ainsi... Nous aurions pu en rester là... C'est vrai, ça, c'était ainsi que tout avait été prévu : deux spectacles, un pour le mariage de Claudie et Pascal et un dîner spectacle à la Salla, puis passage à autre chose... C'était sans compter une opportunité, doublée d'une idée saugrenue de Nath : nous refaire monter sur scène dans le cadre de l'anniversaire d'un grand bijoutier de l'île, pour lequel elle avait reçu une commande d'une prestation de chant lyrique. Et elle voulait Elodie et moi pour cela.

Avec ma manie de toujours dire "oui", je me suis ainsi retrouvée emportée par le courant, ballotée entre cours et répétitions nécessaires pour préparer cet évènement... et le corps qui commençait doucement à lâcher ! Faut dire qu'il y avait dans ce projet quelque chose d'ultra stressant, le paraître et le jugement (et le cachet !) prenant le pas sur le plaisir. J'étais à bout de souffle, je me sentais complètement dépassée avec la conviction que Nath surestimait mes capacités. Résultat : une semaine à faire grippe et angines psychologiques :S Pourtant nous avions le meilleur pianiste accompagnateur de toute l'île, mais les répétitions ne donnaient rien de bon pour moi, trop épuisée que j'étais.

Une anecdote au passage : lors de nos répétitions au conservatoire, nous pouvions entendre dans les couloirs de l'établissement d'autres chanteurs répéter, les professionnels de l'Opéra Bastille, venus à l'occasion d'une grande soirée lyrique donnée le 10 novembre... Et ça, je peux vous assurer que ça vous mine un moral en moins de deux !! Entendre derrière le mur des élans de virtuosité et devoir après ça sortir timidement une note... un sentiment vain et las s'emparant tout d'un coup du larynx et étouffant toute prétention technique... bon, je crois que je vais me mettre au macramé, c'est sympa, aussi, le macramé...

Le 11-11-11, jour de pleine Lune, la famille Narsy ne pouvait rêver de meilleur symbole pour célébrer en ce jour le 100ème anniversaire de sa présence en tant que bijoutier dans l'Océan Indien. Immense cocktail, tenues de soirée ultra classe exigée, le gratin et les plus grosses fortunes de l'île étaient de sortie. J'étais sur une autre planète et jamais je ne me suis sentie être autant un alien... Le directeur de la marque MontBlanc France, pour laquelle nous intervenions, nous avait donné ses directives : nous devions être belles et inaccessibles ! Soit... Sans trop de conviction, je tâcherai de m'en souvenir lorsque je m'élancerai sur le tapis rouge, couloir de la mort, vers le public au bout du podium...

J'étais perdue, insensible, désincarnée, mais heureusement fort bien entourée. Si bien qu'au moment de me jeter dans l'arène, j'étais sereine. C'est dingue comment des jours durant je peux me mettre minable en m'infligeant une pression insoutenable pour finalement percer le film aveuglant de l'angoisse et trouver un semblant de paix. Bien obligée, d'un côte... Il faut savoir mourir pour monter ainsi sur scène pour chanter, briser la peur du jugement pour se dévoiler et livrer sans fard ni masque ce qui se cache réellement en nous. Un instant de peur engendre un doute, qui amène l'hésitation, et là c'est foutu... Pas le choix donc... Il faut lâcher prise !

Et tout passe comme dans un rêve... Au réveil, je suis dans les bras de l'un ou de l'autre, je vois des yeux embués d'émotion, j'entends des bravo, et j'ai l'impression que rien ne s'est passé. l'avant, le pendant et l'après sont comme emmêlés. Juste une petite voix dans la tête qui me dit que c'est enfin les vacances... et que je peux me détendre avant de me remettre au travail, car rien n'est terminé, tout le chemin reste à parcourir.

C'était une expérience grisante et hors du commun. Et j'en suis ressortie, m'étant défendue honorablement. Du coup, je m'offre un week end pour moi à me retrouver. J'essaye de faire un point sur tout ce qui s'est passé ce dernier mois, mais tout est si flou... J'ai besoin de lever le pied, cependant, j'ai peur de l'ennui qui va suivre après tant de stimulations et sollicitations (^_^; Comme quoi, jamais satisfaite, la nana !!

Ah tiens, autre anecdote amusante : Patrick Poivre d'Arvor était invité d'honneur de la soirée du 11 novembre, et il a ouvert la soirée par la lecture d'un de ses poêmes... Il est venu féliciter Nath après notre prestation, se disant agréablement surpris de trouver de telles voix sur l'île de la Réunion ! Avoir réussi à toucher un gars comme ça habitué certainement aux meilleurs, c'est pas trop mal... non ?

Lyrissimo J-14

Pourquoi suis je à ce point incapable de me poser et dois je toujours répondre présente aux défis qui me sont lancés ? J'aurais aimé passer une semaine calme et reposante, mais voilà, la date approche et le stress monte. Je veux parler de ceci :


Le jour où Élodie, m'ayant entendu travailler Tu che di gel avec Nath en cours, m'a demandé de l'interpréter en me joignant à un petit groupe de chanteurs pour animer un dîner spectacle, où seront joués des airs d'opéra sur le thème de l'amûûûr, je n'ai pas hésité une seule seconde... La seconde d'après j'ai commencé à réaliser que sortir un Puccini, déjà, ce n'était pas évident, mais qu'en plus, cet air de Liu dans Turandot était tout simplement suicidaire (c'est le cas de le dire, en plus, Liu se poignardant juste après dans l'opéra... ça me donne des idées, d'ailleurs, ça...). Alors en plus le chanter en condition de stress maximum... Je dois être masochiste !

De toutes façons, il faut je pense être maso pour faire ainsi du chant : rien de plus angoissant que de monter sur scène et y exp(l)oser son âme... mais quelle extase !

Pourtant, après mon récent choc et changement de vie, j'étais à deux doigts d'annuler ma prestation... En effet, pour ce spectacle dont le thème est l'amour, j'ai hérité des airs dramatiques, car c'est également cela aussi l'amour, à savoir la peine, la douleur, et à l'extrême, la mort. Toutefois, j'ai choisi de le vivre comme une thérapie, et ça me réussit pour le moment pas trop mal...

Voici donc Élodie, que je connais depuis que j'ai commencé à travailler avec Nath. Nous nous étions rencontrées à un concert magique donné à la Chapelle Pointue du domaine de Villèle :

Sa voix m'inspire beaucoup, je la trouve riche en émotions et en vibrations. C'est donc un grand plaisir pour moi d'interpréter le duo des fleurs de Delibes avec elle au cours de la soirée. D'ordinaire, j'aime les duos car c'est plus "reposant" que les solos : il y a l'autre qui rassure, les respirations semblent plus faciles, sa voix est masquée car mélangée, bref, les duos me permettent de me mettre en situation, en contact avec le public et de plus en profiter. Cependant, dans ce cas présent, encore une fois, c'est du suicide. Ca n'a l'air de rien, comme ça, le duo des fleurs... c'est frais, léger, aérien... Et bien non ! Moi, Lakmé, je sens que je vais tomber inanimée dans le champs (vous avez dit chant ?) de pavot avant même d'avoir eu le temps de faire la reprise :'(

Heureusement je vais pouvoir me rattraper sur Addio del passato de la Traviata de Verdi... (non, là encore, c'est du sarcasme, cet air est trop dur... !)

Je travaille sur mon stress en me disant que mes collègues chanteurs rattraperont ma prestation catastrophique (^_^;

Cette aventure m'a en effet permis de rencontrer Johanna, que je connaissais par ailleurs de vue en raison de ses activités de professeur de yoga pas très loin de chez moi :

Par ailleurs, il est toujours intéressant de donner un concert avec des gars ! Je n'ai quasiment jamais l'occasion de croiser des chanteurs, à croire que les hommes ne sont pas aussi enclin à donner de la voix dans le répertoire lyrique. Ayant mis la main sur deux barytons, Richeville (que je connaissais déjà par Nath mais que je croise rarement) et Emmanuel, je compte bien ne pas les lâcher ;o) Malheureusement, il n'y aura cette fois ci aucun duo homme / femme, mais ce n'est que partie remise !

Nous enchaînons donc les répétitions, avec pianistes, entre nous, les cours de chant pris en panique auprès de Nath car rien ne va, les sautes d'humeur... La panique, quoi !

On ne le dirait pas, mais, si, ça panique !

Mais j'ai plus d'un tour dans mon sac : la tenue de soirée ! Car avec la robe dans laquelle j'ai investi (et investi cher !), je compte bien détourner l'attention du public histoire qu'il entende moins mes gamelle à la voix... ou pas... je suis désespérée (T_T)... !

Arrêtez le ventilateur s'il vous plaît ;o) !

Week end muZiK

Le week end dernier fut l'occasion d'un mélange original de genres musicaux, où maloya a rencontré musique baroque, kayamb s'est frotté au serpent, où la petite salle intimiste du Kabardock s'est changé en cathédrale, celle de Saint Denis.

Moi qui suis toujours à déplorer mon manque de sorties culturelles, et mon manque de sorties tout court d'ailleurs, j'ai plutôt été servie, pour le coup ! Il y a quelques semaines, Ombline m'avait invitée à venir au Kabardock, salle de concert du Port, pour écouter Davy Sicard, artiste réunionnais renommé qui passe beaucoup de temps en métropole. Donc, lorsqu'il passe en concert sur l'île, mieux vaut se précipiter sur l'occasion ! Surtout dans une petite salle d'à peine 150 personnes, pour entendre les chansons de son futur album...

Je l'avais découvert grâce à Armelle, et nous l'écoutions beaucoup lors de notre arrivée sur l'île. J'imaginais un concert posé, tranquille, un peu bluesy, à l'image de l'ambiance de ses albums. Comme je me fourvoyais ! Ce fut tout bonnement époustouflant. Un artiste simple, charismatique, sincère, engagé, au sourire rayonnant et communicatif. J'ai été bluffée. Grâce à la configuration de la salle, nous étions près de lui, et même avec lui. Proche de son public, il ne laissait jamais retomber l'ambiance, toujours à nous solliciter pour chanter ou danser. J'ai redécouvert ses chansons, qu'il joue plus "maloya" en concert qu'en studio, et qu'il prend le temps d'expliquer. Comme un magicien, il nous transportait d'une émotion à l'autre, tantôt nous embarquant dans des rythmes endiablés, tantôt calmant la musique pour nous captiver par quelques paroles choisies, le tout afin de nous transmettre des messages riches de sens. Défenseur de la kréolité, de la diversité, de la fraternité, il délivre un discours à la fois éveilleur de conscience et apaisant. Le genre de concert duquel tu ressors en aimant les gens et la vie (^_^) !

Ci-dessous, j'ai sélectionné quelques unes de mes chansons favorites :


Tsilaosana Davy Sicard Kabar
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Zwazo la Kol album Kabar Davy Sicard
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Dimanche, autre lieu, autre style, autre ambiance. Je cherche depuis quelque temps à intégrer une chorale, sans savoir trop vers qui me tourner. De ce fait, et suivant les conseils de Nathalie, j'essaye d'aller écouter ce que font les uns et les autres afin de me décider. Résonances est un chœur spécialisé dans la musique baroque, et, ce dimanche, ils donnaient à la cathédrale de Saint Denis une représentation des Lamentations de Jean Gilles, compositeur français de la fin du XVIIème siècle. Passionnés de l'époque, ils ont fait le choix de chanter en costumes baroques. Au départ, je me demandais en quoi un tel parti prix servait la musique, et si au contraire cela ne participait pas à mettre de la distance entre l'œuvre et l'époque actuelle dans laquelle elle est interprétée. Cependant, le costume participe à mettre dans l'ambiance et donne une certaine prestance. Je ne trancherai ainsi pas la question, la musique et l'interprétation étant au fond plus importantes.

Et de ce côté, j'ai vraiment apprécié. J'étais fatiguée du week end et de la sortie de la veille, et je me laissai aller aux sonorités de l'orchestre (tout droit arrivé de Montauban !) et du chœur. La partition ne m'est pas apparue évidente, et les musiciens me semblaient bien se tirer des difficultés techniques. Et puis c'était de la musique baroque... Je reste toujours admirative devant ce style. J'y perçois de la douceur, de la rondeur, un timbre chaud, qui me laissent rêveuse. Je ne suis en effet jusqu'alors jamais arrivée à retrouver de tels sons dans ma pratique, et me demande bien comment ces sopranes font pour avoir tant de douceur dans la voix !

Ce fut également l'occasion de faire connaissance avec le Serpent, instrument baroque désormais tombé en désuétude mais qui apparemment était fort usité dans les églises à l'époque.


Voici une description de cet étrange instrument "à la voix de baryton" :

"Le serpent est un instrument à vent basse, à embouchure ; il peut donc être considéré comme faisant partie de la famille des cuivres bien qu'il soit en bois recouvert de cuir. On le joue grâce à une embouchure comparable à celle des cuivres actuels, de taille proche de celle du trombone. L'instrument se présente sous forme de S, particularité qui lui a donné son nom. Il est percé de six trous, ce qui permet de jouer tous les tons chromatiques dans un registre proche de la voix de baryton. Il comporte, à son extrémité, un bocal métallique (ou branche d'embouchure), sur lequel s'adapte l'embouchure souvent faite en ivoire ou en corne."

Je vous invite à aller écouter quelques extraits sur le site mentionné ci-dessus pour vous faire une idée ;o) ! Il y a d'ailleurs un extrait des Lamentations à l'adresse suivante : http://serpent.instrument.free.fr/mp3/10%20jerusalem.mp3

Sur ce, bon jour férié et week end à rallonge pour ceux qui ont la chance d'en profiter ! Travaillant demain, je m'en vais de ce pas glandouiller tout aujourd'hui sans aucune honte x).

Ma semaine au frigo

Me voici rentrée sur mon île après une semaine au frais en métropole... Car j'ai eu sacrément froid, et je ne me souviens pas avoir déjà grelotté sous une pile de 3 couettes et 2 couvertures ! Mais peu importe, l'ambiance était chaleureuse et j'ai survécu au rude climat poitou charentois.

Mais au fond, j'ai pu faire et voir tellement de choses, chaque journée était si remplie, que je n'ai eu guère le temps de réellement me refroidir !

Lundi fut certainement la journée la plus cool : départ des Saint Robertois, les derniers à retourner dans leur pays du pruneau, petit tour rue Bourbon, passage à mon ancien lycée, bref, une journée châtelleraudaise pépère.

Mardi soir, j'ai accompagné mon papa à sa répét de folkeux, eux même qui avaient animé la soirée d'anniversaire de maman. Et cette fois, je n'avais pas à faire danser Flavie, donc j'ai vraiment pu les écouter ;o) !




Mercredi, Futuroscooooope xD !! Car la Vienne, ça vous gagne, sauf peut être Flavie, qui a eu peur des baleines du tapis magique et des mouches en 3D... Mais pas des jeux dont elle a bien profité !






Jeudi, c'était l'ordination diaconale de mon pote Juju... beaucoup d'émotion au cours d'une très belle cérémonie pleine de symboles, surtout par les temps qui courent. Elle m'a un instant redonné de l'espoir pour l'avenir, car, quand je le vois, lui si dynamique et engagé, je me dis que tout n'est pas encore perdu (^_^) J'ai pu revoir de vieux potes aussi, mais malheureusement pour le glob, je n'avais pas l'esprit aux photos (-_-; .

Et vendredi alors ? Eh bien, vendredi... ben... c'était la traditionnelle sortie familiale, à...

La Rochelle xD ! (Arf, ça doit bien faire 20 ans que c'est notre promenade fétiche)

Par contre, l'histoire de la ballade en bateau, très peu pour moi cette fois ci, : j'ai préféré faire du shopping en ville, il y faisait moins froid !



Samedi, il a fallu changer d'ambiance et reprendre la route retour vers les tropiques, en faisant escale à Paris chez Seb et Laurie. Coup de chance, les Ogres de Barback et la Rue Kétanou donnaient un concert gratuit au Trocadéro, une belle occasion de se coucher tard et de boire de la bière ;o) !

J'ai toujours dit que Paris était une ville qui rendait dingue, la preuve :




Pour le voyage retour, j'expérimentais pour la première fois un vol de jour. Debout avant même l'aube dimanche matin après à peine 3h de sommeil, je peux dire qu'à 5 heures, contrairement à ce que cherche à nous faire croire une certaine chanson, Paris roupille ! Mis à part les gens bien habillés dans le métro et place de l'opéra Garnier, qui se dépêchaient de rentrer au chaud chez eux dormir tandis que d'autre se dépêchaient pour ne pas rater leur bus pour l'aéroport (tout le onde se dépêche pour quelque chose à Paris !).

J'ai eu la chance d'avoir une place près du hublot et je me suis fait plaisir sur les photos, du moins jusqu'à l'Ethiopie, car - est-ce nécessaire de le préciser ? - j'étais tellement creuvée que je me suis endormie pour me réveiller au coucher du soleil.

Je ne suis pas sûre de tous les sites que nous avons survolé... Et notamment, je n'ai pas su identifier quel était ce lac de Sardaigne :

Passage au dessus de la Sicile avec vue sur l'Etna :


Puis le désert égyptien :
A ma grande surprise, nous avons aussi vu des champs irrigués, que j'aurais bien aimé voir de plus près :


(à moins que ce ne soit des messages laissés par les extraterrestres...)

Je pense que c'est un bras du Nil, mais pas sûr :

Et me voilà de retour à 22h tapantes, bien contente de retrouver le climat et l'ambiance de la Réunion, et surtout Ludo et la frimousse de la machine à bêtises montée sur coussinets... Et le temps des retrouvailles, j'ai encore une fois à peine dormi de la nuit. Nul besoin de dire que l'embauche du lundi matin 7h fut violente (O_o; !

De retour

Après quelques jours d'absence suite à un sombre crash informatique, me voici de retour sur la toile ! Ca peut paraître une réaction démesurée, certes, mais, dans l'attente d'un futur-achat-hypothétique-dans-mes-rêves d'une voiture d'occasion, Internet se révèle être mon seul moyen de locomotion, et je me retrouve comme en cage lorsque ma connexion tombe en rade. Nous avons cependant eu de la chance, puisque l'ordinateur a pu être réparé (à forts frais, soit) et le problème fut résolu rapidement sans effusion de sang...

Moi qui voulais juste procéder à un nettoyage de début d'année pour démarrer 2010 sur de bonnes bases avec un ordi feng shui-isé, ça m'apprendra à vouloir réinstaller windows !

Dimanche dernier, pour changer nos idées endeuillées par la perte de notre meilleur outil de communication, nous avons eu l'opportunité d'aller écouter une jeune artiste lyrique réunionnaise, Ameylia Saad Wu qui, de passage en vacances sur l'île en a profité pour donner un récital. La salle était bondée, le public s'étant déplacé en nombre pour cette unique représentation. Harpiste et chanteuse, elle a présenté un programme en deux parties. La première fut consacrée à ces compositions à la harpe, qui peuvent être écoutées sur sa page myspace (cliquez ici pour y accéder), tandis que la deuxième comprenait son répertoire lyrique. le spectacle fut filmé, et j'ai réussi à trouver sur le net un extrait présentant le premier morceau qu'elle nous a interprété :



Concernant le lyrique, voici une autre vidéo où elle interprète "Nuit d'étoiles" de Debussy :



Bonne écoute et bonne découverte en cette fin de semaine ;o) ! De notre côté, peut être ce week end aurons nous l'occasion d'aller vadrouiller hors de Saint Denis, si le temps est clément... à suivre...

Stop maladie

A force de vouloir trop en faire, de faire la sourde oreille au tintement de la clochette d'alarme, ça finit toujours par arriver, ce moment où le corps décide de se mettre sur off en protestation car on lui en demande trop... Ca n'a donc pas loupé et c'est plus tôt que d'habitude que je suis rentrée du travail mardi après-midi, tiraillée entre mal de gorge, de tête, courbatures, et tout ce qui a pu se trouver sur le moment pour m'envoyer au lit...

Verdict : en stop maladie pour la fin de semaine. Pas de grippe H1N1 pour la poulette, pas de gastro ni de rhume non plus, juste un gros coup de pompe... Au moins, Ludo est sauvé, ce n'est pas contagieux (^_^) ! Enfin, sauvé, du moins pour ce qui est de la maladie, car je sais être bien pénible quand je suis clouée au lit :D !

Je me repose, donc... devant l'ordi et Internet ! Et j'en profite pour m'instruire sur l'Histoire de France, entre la vie de Jeanne d'Arc et la carrière d'Annie Cordy, mais également pour en apprendre plus sur la culture réunionnaise. J'ai ainsi découvert que la scène rock se défendait plutôt pas mal. Moi qui croyais qu'en dehors du maloya, point de salut, mes oreilles ont eu de bonnes surprises ! Bon, c'est vrai que la Réunion a fourni des artistes nationnaux tels que Gérald (qui risque cependant de se faire répudier après sa récente malheureuse sortie sur l'esclavage), mais ce n'est pas vraiment au mot "rock" ou "pop" qu'on pense lorsqu'on prononce son nom. Aussi j'ai rajouté un site dans ma rubrique de vadrouilles sur le web à partir duquel il est possible d'accéder à quelques rockeux du 974 (je recommande particulièrement Thermoboy et Muffins for Emma).

Sinon, n'oubliez pas d'allumer votre télévision samedi soir pour l'élection de Miss France ;o) Mon petit doigt me dit que de nombreux foyers réunionnais vont suivre fébrilement l'émission afin de supporter la miss régionale. Il faut dire qu'elle fut scrupuleusement sélectionnée parmis les nombreuses prétendantes à la succession de Valérie Bègues : pendant des semaines, on pouvait suivre dans la presse locale l'intégralité de l'affaire, depuis les pronostics jusqu'aux descriptions de chaque candidates, en passant également par la présentation des jeunes filles non retenues... On souhaite ainsi bonne chance à Kim Hoa !

Sur ce, je retourne prendre mes gouttes et mon sirop...

Patchwork

Voici quelques images de nos dernières semaines, que je vous présente pèle-mêle. Un ensemble de petits riens formant un grand tout : mis bout à bout, toutes ces touches de souvenirs forment ainsi la toile de notre vie réunionnaise.

Tout d'abord, les premières mangues de la saison sont arrivées à la maison ! Je me suis essayée à la compote de mangue, sans trop grand succès... La prochaine fois, je tacherai de ma souvenir qu'il est facile d'avoir la main lourde avec le gingembre (^_^; ... !


Un de nos géranium a fleuri... En espérant que les autres suivent l'exemple !


Feu d'artifice à l'hotel Créolia, sur lequel nous avons une belle vue depuis notre varangue :

Puis, dans la série "je fais un travail formidable", quelques photos du cirque de Salazie, où je suis partie continuer à m'entrainer pour Koh Lanta (sans bikini) :












Lever de soleil sur la plage de l'Etang Salé, où nous sommes allés passer le week end dernier :



Par ailleurs, nous avons enfin vu Danyèl Waro en concert, vu ce monument de la culture réunionnaise en chair et en os, grâce à Ombline, qui ne rate aucune de ses prestations. Et, en effet, nous avons été définitivement converti au maloya, que Danyèl interprète avec le coeur, y transmettant toute son énergie. Au rythme du kayamb et du roulèr, il entraîne la foule, la réveille, la fait bouger. Au premier rang d'un concert de rock, il y en a toujours pour lancer des pogos défoulatoires : les réunionnais du premier rang, eux, tout aussi déchainés, dansent, se déhanchent, se libèrent, grâce aux chants de leurs origines.

Puis, samedi soir, nous avons découvert une autre facette de la culture réunionnaise, à savoir le fonnkèr, la poésie créole. Soirée plus tranquile mais tout autant passionnée. Malheureusement, il va nous falloir travailler notre créole si un jour nous voulons pleinement apprécier cet art ! Je vous laisse avec un petit aperçu de ce que peut être le fonnkèr, avec un texte écrit et interprété par Danyèl Waro :