Des tortues et la plage

Bénéficiant exceptionnellement d'un moyen de transport, nous avons profité du week end pour nous évader de Saint Denis. Direction l'ouest puis le sud, pour une vadrouille de deux jours.

Le temps maussade qui régnait sur Saint Paul faillit avoir raison de notre motivation. Crachin, grisaille, un temps dégoutant pour quiconque ayant envie de soleil et de plage ! Toutefois, chose étonnante, le nuage s'arrêtait net à l'Ermitage pour laisser place à un soleil rayonnant. Comme quoi, il ne faut pas se laisser influencer par le temps qu'il fait quelques kilomètres avant destination !

En passant à Saint Leu, nous nous sommes arrêtés au centre Kélonia qui s'occupe des tortues marines. Abondantes à une époque sur l'île, elles ont été chassées pour leur chair et leurs écailles et avaient quasiment disparu. Ancienne ferme d'élevage de tortues avant d'être converti en centre d'observation, le centre Kélonia travaille activement à rendre l'île plus accueillante pour les tortues afin qu'elles reviennent pondre sur les plages réunionnaises. Cela passe par un reboisement des abords de plages avec des essences endémiques (les tortues revinnent pondre sur leur plage de naissance, qu'elles retrouvent à l'odeur de la végétation qui y pousse), par une surveillance des plages pour repérer le moindre reptile marin qui s'y aventure, et une protection des nids et des parents.

Les visiteurs sont invités à observer les tortues évoluant dans de grands bassins, et plusieurs salles d'exposition présentent la vie des tortues, l'exploitation qui en a été faite, et l'avenir de leurs relations avec l'homme.



Paraissant être depuis la surface de gros galets flottants, les tortues se révèlent en fait voler dans la mer lorsqu'on les observe sous l'eau.



Dans le centre, toutes les tortues sans exception étaient à l'honneur :



Nous avons fait également la rencontre de Blanche, qui vient saluer les visiteurs à la fin du circuit :



Exemple d'une plage de ponte "réhabilitée" par le centre grâce au programme de reboisement :

Puis nous continuâmes notre route pour nous poser sur la plage de l'Etang Salé et profiter du coucher de soleil :




Le dimanche, nous partîmes à Saint Pierre pour la fête du Dipavali, manifestation importante de la communauté hindoue de l'île. Nous avons profité des multiples stands hauts en couleurs qui se tenaient sur le front de mer, au son de la musique Bollywood, avant de nous remettre en route pour revenir sur Saint Denis. En effet, c'est bien malheureux, mais il faut partir tôt le dimanche pour remonter vers la capitale, sinon, ce sont les embouteillages assurés ! Et mieux vaut rentrer tôt pour se reposer avant la reprise du lundi que de finir le week end dans le stress de la circulation (^_^).


Escapades Salaziennes

Suite de mes aventures sur l'île, avec de nouvelles images du cirque vedoyant de Salazie ! J'ai encore eu de la chance d'avoir beau temps toute la journée... en effet, l'Est de l'île, c'est notre Bretagne : on dit qu'il y pleut tout le temps ! L'avantage, c'est que tout y est vert. La végétation est généreuse, adoucissant les remparts des montagnes et rendant la route du cirque de Salazie moins vertigineuse qu'à Cilaos, par exemple.

Salazie, c'est avant tout le cirque des cascades :







La Vierge Marie est très priée à la Réunion, et on trouve souvent des petits autels qui lui sont dédiés, même dans des coins pas croyables :

Des pieds d'ananas avec fruit :

Un pied de chouchou, production traditionnelle du cirque, cette plante s'y plaisant énormément :





Quelques vues sur le Piton d'Anchaing, qui trône au milieu du cirque (petit sommet à gauche sur les 3 photos suivantes). Il porte le nom d'un esclave marron qui a fuit l'autorité de son maître pour choisir de vivre libre avec son aimée. La légende a plusieurs versions, et celle qui m'a été racontée est qu'Anchaing, pourchassé, a préféré se jeter du haut du Piton plutôt que de retourner en servitude :



Une case perdue dans la mer végétale :

Le village d'Hell Bourg, retraite estivale des grandes familles dans les temps anciens qui fuyaient les chaleurs dyonisiennes. Il s'agit de l'un des plus beau village de France, avec ses cases créoles haute en couleur (bon, les photos ne le rendent pas vraiment, mais c'est vraiment mignon et plein de touristes ;o) ) :


Patchwork

Voici quelques images de nos dernières semaines, que je vous présente pèle-mêle. Un ensemble de petits riens formant un grand tout : mis bout à bout, toutes ces touches de souvenirs forment ainsi la toile de notre vie réunionnaise.

Tout d'abord, les premières mangues de la saison sont arrivées à la maison ! Je me suis essayée à la compote de mangue, sans trop grand succès... La prochaine fois, je tacherai de ma souvenir qu'il est facile d'avoir la main lourde avec le gingembre (^_^; ... !


Un de nos géranium a fleuri... En espérant que les autres suivent l'exemple !


Feu d'artifice à l'hotel Créolia, sur lequel nous avons une belle vue depuis notre varangue :

Puis, dans la série "je fais un travail formidable", quelques photos du cirque de Salazie, où je suis partie continuer à m'entrainer pour Koh Lanta (sans bikini) :












Lever de soleil sur la plage de l'Etang Salé, où nous sommes allés passer le week end dernier :



Par ailleurs, nous avons enfin vu Danyèl Waro en concert, vu ce monument de la culture réunionnaise en chair et en os, grâce à Ombline, qui ne rate aucune de ses prestations. Et, en effet, nous avons été définitivement converti au maloya, que Danyèl interprète avec le coeur, y transmettant toute son énergie. Au rythme du kayamb et du roulèr, il entraîne la foule, la réveille, la fait bouger. Au premier rang d'un concert de rock, il y en a toujours pour lancer des pogos défoulatoires : les réunionnais du premier rang, eux, tout aussi déchainés, dansent, se déhanchent, se libèrent, grâce aux chants de leurs origines.

Puis, samedi soir, nous avons découvert une autre facette de la culture réunionnaise, à savoir le fonnkèr, la poésie créole. Soirée plus tranquile mais tout autant passionnée. Malheureusement, il va nous falloir travailler notre créole si un jour nous voulons pleinement apprécier cet art ! Je vous laisse avec un petit aperçu de ce que peut être le fonnkèr, avec un texte écrit et interprété par Danyèl Waro :